D’un vrai sujet

Les actifs aidants représentent près d’un aidant sur deux. Ils assument au jour le jour leurs obligations professionnelles et leur rôle et responsabilités auprès d’un proche.

Avec :

  • l’allongement de la durée de vie et de la durée du temps de travail
  • l’augmentation des pathologies liées à l’âge et des maladies chroniques
  • le développement du maintien et de l’hospitalisation à domicile

Ils seront de plus en plus nombreux en France, et dans l’entreprise !

Un vrai sujet encore un petit peu tabou mais dont on parle ici, sur Si j’aidais mes aidants.

Même s’il trouve difficile de concilier vie familiale et professionnelle et peut s’épuiser à le faire, ton salarié aidant ne souhaite pas, la plupart du temps, renoncer à son boulot.

Alors toi, tu as tout intérêt à être à ses côtés dans ce moment compliqué pour préserver son potentiel au sein de l’entreprise et pour préserver le potentiel de ton entreprise.
  • 20% des salariés de plus de 40 ans et 23 % des plus de 50 ans accompagnent un proche dépendant – Baromètre autonomie – Malakoff Médéric – 2014
  • Près de 24% des arrêts non prévus d’une durée de 3 à 5 jours concernent les proches aidants – Étude absentéisme – Malakoff Médéric – 2015
  • Le taux d’absences non prévues des salariés aidants est 40% supérieur à celui des autres salariés – Étude absentéisme – Malakoff Médéric – 2015
  • 25 % des aidants prennent sur leurs congés pour aider leur proche – Rapport de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie – 2011
  • 1/3 des salariés aidants ont dû modifier leur temps de travail, voire arrêter totalement leur activité – Rapport AIDER – Mieux relayer les aidants – 2011
  • 44 % des aidants ont eu recours à des aménagements, de leurs horaires pour 30% d’entre eux – Réciproques, Aidants et entreprises. Conciliation ou réconciliation – 2010

Qui a un coût…

Les chiffres sont toujours à prendre avec un peu de recul mais le désinvestissement professionnel, le présentéisme, les absences imprévues, les arrêts contraints, parfois le burn out ou l’éventuel départ du salarié aidant de l’entreprise ont un coût  financier et humain qu’aucun dirigeant ne peut ignorer.

Je te présente le sociologue Serge Guérin : il a contribué à faire connaître le rôle des proches aidants. Il ne ménage pas son énergie, qui est grande, pour que leur contribution soit mieux valorisée.

Il est convaincu que l’entreprise peut s’enrichir de l’expérience personnelle des salariés aidants en leur confiant des tâches d’information et de conseils auprès des collègues aidants.

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pour les entreprises françaises
C’est l’estimation avancée par Serge Guérin dans l’interview, “Salarié aidant, un enjeu pour les entreprises”.

Il arrive à cette estimation en transposant au contexte français des études évaluant les pertes annuelles de productivité aux États-Unis, au Canada et au Royaume-Uni.

Mais aussi une vrai opportunité…

Selon le baromètre OCIRP 2012, 66,4 % des personnes interrogées pense que l’entreprise a un engagement à prendre aux côtés des salariés aidants.

T’engager, c’est l’occasion de :
  • Innover socialement pour que ton salarié aidant reste un maillon essentiel de l’entreprise
  • Répondre aux obligations légales en terme de négociations collectives
  • T’inscrire dans une démarche de performance globale de ton entreprise

Soutenu par son entourage professionnel, reconnaissant de cette bienveillance, ton salarié aura de fortes probabilités de donner le meilleur de lui-même dans son travail et ses relations avec ses collègues.

Alors, es-tu prêt…

A mieux comprendre les difficultés de ton salarié ?
A en maîtriser les répercussions sur ton entreprise ?
A sensibiliser tes équipes ?
A mettre en œuvre une stratégie et des actions ?

Considère Si j’aidais mes aidants comme la plateforme collaborative pour avancer à grands pas, ensemble, et aider les aidants dans l’entreprise à conserver leur envie, motivation et avenir au travail.